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         Le Renne (Rangifer tarandus)

Famille des cervidés

Repris en tant qu’espèce domestique selon l’annexe de l’Instruction du 28 octobre 1994

Herbivore

Origine : Pays nordiques (Danemark, Suède, Laponie…)

Le renne est à l’origine élevé en troupeau de bétail, et sert aux peuples nomades pour sa viande, sa peau, mais aussi sa force puisque le renne peut être attelé ou bâté.

Le renne en Europe

De plus en plus de parcs ou particuliers amènent leur engouement sur cette espèce animale. Mais notre climat inflige parfois certains désagréments aux rennes, qui vivent sous un climat plus sec.

D’année en année, nous pouvons toutefois observer de plus en plus d’éleveurs qui savent tout à fait entretenir et faire reproduire les rennes par chez nous. Les allemands semblent une fois de plus en avance d’un pas sur leur technique d’élevage…

Posséder un ou plusieurs rennes n’est pas donné un n’importe quel amateur amoureux, mais surtout novice. Une étude a montré que chez une personne novice et sans trop de connaissance, près de 70% des animaux meurent après 6 mois de captivité sous nos climats, pour qu’au bout d’un an tous soient éradiqués. Cela est dû à une mal nutrition en grande partie, ou un mauvais suivi des vermifugations.

Je ne pense pas que le renne, animal si noble et dévoué, doive subir les conséquences de ces méconnaissances.

La base de l’alimentation du renne se trouve sous son climat d’origine, dans le lichen. Naturellement, le lichen n’existe pas sous nos climats dans les mêmes quantités que chez eux, il faut donc bien trouver un échappatoire à la culture de lichen !

Au jour d’aujourd’hui, les éleveurs renommés de rennes ont opté pour une solution bien plus simple : fourrage, herbe fraîche et granulé spécialement étudié pour  semblent alors se montrer comme étant une bonne recette de base.

Le lichen se voit alors être distribué comme une friandise, dont ils raffolent d’ailleurs !

Actuellement, les éleveurs allemands qui importent régulièrement du nouveau sang depuis les pays nordiques, montrent un taux de mortalité d’environ 5 à 10%, ce qui est déjà plus raisonnable. Naturellement, les animaux n’étant pas une science infuse, il est possible de voir ce taux évoluer à la hausse ou à la baisse, les animaux pouvant tomber malade tout comme nous… Mais une bonne alimentation équilibrée selon leurs besoins physiologiques ne peut être que mieux pour les animaux.

Acquérir un renne demande une grande préparation :

-         tout d’abord, il faut savoir pour quelle raison vous voulez un ou plusieurs rennes ! Elevage, présentation, attelage... Le renne se prête à de nombreuses activités, peu connues en France mais qui ne demandent qu’à être connues… Mais comme les chevaux ou autres animaux que nous « utilisons », leurs besoins ne sont pas les même en fonction de leur activité. De même, un jeune animal sera lus simple à dresser qu’un mâle qui n’a servit qu’à la reproduction des années durant…

-         ai-je un terrain propice à l’élevage du renne ? La superficie est –elle suffisante, le terrain n’est –il pas trop humide ? Ne va-t-il pas trop être sujet au développement des parasites pour lesquels les rennes sont sensibles ? Est-il suffisamment ombragé ?

-         Ai-je les clôtures suffisantes pour ces animaux ? A la fois pour qu’ils ne se sauvent pas, mais aussi pour qu’ils ne se blessent pas ?

-         Ai-je un abri suffisamment important, à la fois pour contenir les animaux si besoin est, mais surtout pour les abriter des intempéries ?

 

 Pour atteler un renne, inutile de prendre deux jeunes femelles qui seront plus petites et du fait plus fragile. Deux gros mâles vigoureux, qui peuvent mesurer jusqu’à 1m60 pour 60kg, semblent beaucoup mieux adaptés.

Il est de même pour faire monter ses rennes par des enfants relativement légers. Sous surveillance d’un adulte, il est plus simple de faire travailler un mâle imposant qu’une petite femelle, qui risquerait d’avorter si de plus est elle serait pleine.

 

Le renne n’apprécie pas trop l’humidité. En effet, ils ne sont pas spécialement immunisés contre les vers ou autres parasites inexistants dans leur région, et une prairie humide est un foyer de bienvenu pour la prolifération de la vermine. Par contre, il appréciera se plonger dans une mare ou un étang pour se rafraîchir l’été. Mais il doit par la suite retrouver un sol sec.

Prévoyez pour cela une prairie relativement sèche. Niveau clôture, le renne n’est pas fugueur. Une clôture à gibier (ursus resserré)  de 1m60 à 1m80 de hauteur semble plus que suffisante.

Cela n’évitant pas tous les problèmes de parasitage, prévoyez quatre à cinq fois par an un vermifuge complet des animaux.  La majorité des éleveurs que je connais affirme utiliser comme produit « IVOMEC », car c’est un produit complet qui détruit à la fois les endo et ectoparasites. La dose injectée serait 1ml pour 33kg de poids vif (3cc/100kg), soit la moitié plus que les doses que nous pouvons utiliser régulièrement sur les bovins par exemple. Il ne faut pas oublier qu’une bonne vermifugation se fait en deux temps : deux injections similaires à intervalle de 21 jours. La première permet de tuer les parasites existants, la seconde éliminer toutes les larves fraîchement éclos. Ne réaliser qu’un injection ne « nettoiera » pas votre animal, quel qu’il soit d’ailleurs.

Réaliser ses soins implique forcément une rapidité d’action et une contention des animaux sans trop les brusquer, d’où l’intérêt d’avoir un corail ou un boxe dans lesquels les animaux ont l’habitude de passer. La plupart des éleveurs distribuent l’alimentation dans ces parcs, les animaux ayant alors l’habitude de s’y retrouver tous les jours et cela évite le stress de la capture après la course poursuite inévitable !!!

 

Lorsque les rennes arrivent des pays nordiques, ils connaissent forcément la verdure, puisque la Suède est un pays qui possède une flore plus que luxurieuse. Il semble alors contradictoire de ne pas proposer de verdure aux rennes, sachant que c’est tout de même un herbivore à part entière !

Seulement, le climat suédois par exemple ne permet pas à toutes les larves d’éclore correctement. Pour cela, les rennes sont traités à l’ivomec avant leur départ, et il faut à nouveau les traîter environ deux semaines après leur arrivée.

En comparant les milieux et modes de vie des animaux, en Suède et chez nous, on peut observer ceci :

-         les animaux vivent dans une végétation luxuriante

-         ils subissent des différences de températures similaires, voire plus importantes que chez nous. Les températures estivales peuvent monter jusqu’à 25° en Suède, alors pourquoi cela serait un obstacle chez nous ? Les rennes ont seulement besoin de pouvoir trouver de l’ombre lorsqu’ils en ressentent le besoin.

 

Un animal qui ne s’habituerait donc pas à notre climat serait donc très certainement la cible des parasites, cela du à une mauvaise gestion des vermifuges. On reconnaît un animal parasité en examinant les fèces. Des fèces mou voir en diarrhée prouve bien souvent la présence de parasites (intestin, foie…). Il n’y a pas de solution miracle, mais il faut alors isoler l’animal au frais et sur un terrain sec, lui amener une nouvelle « séance » de vermifuge selon les doses précédemment indiquées, et lui donner comme alimentation paille et foin à volonté, avec un peu de granulé spécial renne, distribué par de plus en plus de firmes compétentes. En deux semaines, l’animal est alors en meilleure forme. Mais pour sauver un animal, il faut le traîter rapidement. On estime à 20% la mortalité d’animaux sous nos climats qui font une rechute de vers. Cette mortalité s’explique par un traitement trop tardif, ce qui a permet aux parasites d’endommager les faunes intestinale ou directement le foie.

 Quantité de nourriture :                  

Le foin doit être distribué à volonté, que ce soit l’été ou l’hiver, que les animaux soient en intérieur ou en extérieur.

A cela il est intéressant de rajouter un aliment spécifique au renne en granulé, à raison de 1,5kg par jour et par animal, jusqu’à 3kg par jour et par animal en période hivernale. Le foin étant distribué en grande quantité, les granulés ne perturberont pas le transit intestinal, et étant très pauvre, ce granulé distribué dans ces proportions apporte uniquement les besoins nécessaires.

Résumé des points importants

·         L’enclos des rennes doit ressembler au mieux à leur habitat naturel (verdure ombrage…)

·         Ombres pour l'été, buissons, arbres ou l'abri construits avec une possibilité de capture

·         Possibilités de trempage abreuvoir ou étang dans l'enclos

·         Quels animaux je voudrais avoir

·         Ce que je voudrais faire avec les animaux

·         Quantité de fourrage de moyenne 1.5 kg par jour

·         Le succès s'ajuste alors la mi- mai avec les mises bas

·         Le succès vient d’une observation des animaux et une mise en pratique des connaissances de tout le monde

Nb : Le fourrage amené aux animaux doit être riche en minéraux et vitamine. Utiliser un fourrage voué à l’élevage des cervidés semble intéressant.

 

Toute question supplémentaire sur demande, nous ferons au mieux pour vous conseiller sur l’élevage et les conditions de détention de cet animal.